Le numérique sort de l’écran.
Terr’Abondance est un projet associatif local, né à Lodève, autour d’une idée simple : prendre soin du territoire, des relations et du vivant qui nous entoure.
NetMedia parle beaucoup de technologie, de numérique responsable, d’autonomie et de vivant.
Avec Terr’Abondance, ces questions quittent l’écran.
Elles prennent la forme de rencontres, d’ateliers, de transmission, de moments partagés et d’actions locales.
Il y a des liens que l’on ne crée pas avec un bouton « connecter ».
Terr’Abondance n’est pas née d’une stratégie.
Elle est née d’un constat beaucoup plus simple.
Des liens qui se fragilisent.
Des savoirs qui circulent moins.
Et parfois, un rapport au vivant qui devient de plus en plus abstrait.
Avant même d’être une association, Terr’Abondance était une intuition :
Et si l’abondance ne signifiait pas avoir davantage, mais avoir davantage de liens avec ce qui est déjà là ?

Certains projets ne disparaissent pas. Ils attendent.
Terr’Abondance a connu une première période d’existence.
L’envie était déjà là : créer du lien, transmettre autrement et remettre le vivant au centre des échanges.
Puis le projet s’est arrêté.
Les réalités humaines, le temps et le terrain ont repris leur place.
J’aurais pu appeler cela un abandon.
Je préfère aujourd’hui parler de dormance.
Dans le vivant, ne plus pousser ne signifie pas toujours être mort.
Le projet était toujours là.
Il attendait simplement le moment de reprendre racine.
Parce que le besoin de proximité n’a pas disparu.
Terr’Abondance revient dans un contexte différent, mais avec une intention qui a peu changé.
Créer des endroits où l’on peut se rencontrer.
Faire circuler des savoirs.
Mettre en valeur les initiatives du territoire.
Retrouver une relation plus concrète au vivant.
Pas faire plus. Faire mieux, ensemble.
Tout ce qui compte ne s’accumule pas.
Le nom Terr’Abondance fait référence à la corne d’abondance.
Mais l’abondance qui m’intéresse ici n’est pas celle d’une accumulation infinie.
C’est celle que l’on peut trouver dans un sol vivant, un savoir transmis, un repas partagé, un service rendu ou une relation qui prend le temps d’exister.
Une abondance sobre, locale, relationnelle et enracinée.
Une association doit aussi exister dans le réel.
Se rencontrer.
Des temps conviviaux pour permettre aux habitants, associations et initiatives locales de se croiser autrement.
Transmettre.
Des ateliers, des échanges de pratiques et des moments pédagogiques autour du vivant et des savoir-faire.
Faire connaître.
Mettre en lumière des producteurs, artisans, associations et initiatives déjà présentes sur le territoire.
Expérimenter.
Guinguettes, stands, événements locaux, rencontres : essayer des formes simples avant de construire plus grand.
Pourquoi un projet numérique porte-t-il un projet autour du vivant ?
Parce que je ne considère pas le numérique comme un monde séparé.
Derrière les écrans, il y a déjà des territoires, des ressources, des personnes et des relations.
NetMedia apporte à Terr’Abondance un cadre technique, éditorial et numérique.
Site, contenus, visibilité, outils : le numérique peut ici servir à rendre visibles des choses qui existent réellement sur le territoire.
Pas pour remplacer le terrain.
Pour l’aider à circuler.
Terr’Abondance ne pousse pas seule.
Le projet s’inscrit aussi dans une constellation de rencontres et d’engagements autour du territoire et du vivant.
La dynamique #JaimeLesArbres en fait partie.
Sensibiliser à la place des arbres, soutenir des initiatives locales ou créer des moments de rencontre : ce sont des manières différentes de travailler une même question.
Comment habiter un territoire sans oublier que nous en faisons partie ?
Terr’Abondance avance à son rythme.
Pas de promesse de révolution locale.
Pas de grand programme à dérouler coûte que coûte.
Des idées.
Des rencontres.
Des expériences.
Et la volonté de prendre soin de ce qui existe déjà.
Le numérique m’a appris à regarder les réseaux.
Terr’Abondance me rappelle que les plus importants ne passent pas toujours par Internet.

